Le 9 juillet 2009

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Jeudi 9 Juillet 2009, deux cents personnes ont débattu à l’Assemblée nationale, lieu hautement symbolique, de la nécessité d’instaurer une aide affectée, d’un montant minimum de 200 € pour partir en « colo ». 

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Inclus dans le droit aux loisirs, le droit au départ en vacances est reconnu dans la Convention internationale des droits de l’enfant et dans la loi contre les exclusions de 1998. Mais il n’est toujours pas effectif pour près de 30% d’enfants et adolescents en France. 

 

                                   

Stéphane Clerget, pédopsychiatre, a rappelé les bienfaits de la « colo » pour les enfants, mais aussi pour la famille. Deux exemples : le départ en séjour de « l’enfant symptôme » perçu en difficulté par sa famille, permet de réaliser qu’il n’est pas la cause des problèmes quand ceux-ci persistent en son absence. Il est aussi l’occasion de traiter l’angoisse de la séparation.                                      Télécharger le texte de son intervention

 

Isabelle Monforte, chef de projet de l’Observatoire des Vacances et des Loisirs des Enfants et des Jeunes (Ovlej), a rappelé les données : en 2004, d’après l’Insee, trois millions d’enfants ne sont pas partis de leur domicile quatre nuits consécutives. Aujourd’hui, il n’existe malheureusement plus de statistiques ou d’études permettant de connaître le nombre d’enfants et de jeunes de 6 à 19 ans exclus du départ. Mais celui-ci étant fortement lié à celui des parents, l’Ovlej estime que le nombre de non partant a augmenté. On a également souligné le lien entre le revenu de la famille et le départ de l’enfant en vacances : les revenus modestes ont de plus en plus de difficultés à offrir des vacances à leurs enfants.

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L’Union Nationale des Associations Familiales (Unaf) représentée par Georges Noharet, insistait sur l’importance du départ en « colo »et sa complémentarité avec les vacances familiales. Didier Chaptal, directeur de Cap Saint-Front, centre de vacances et de classes de découvertes, et Philippe Delabre, maire de Saint-Front dans la Haute-Loire, ont mis en avant l’apport du centre pour l’économie et la vitalité du village. Né de la volonté municipale, c’est aujourd’hui le premier employeur du village avec 12 salariés, ouvert huit mois par an. Il participe clairement au maintien de la population et des commerces.

Visionner le reportage du 19/20 de France3 Auvergne du 13 juillet 2009 sur Cap Saint-Front.

Tandis que Jacques Chauvin, de la Ligue de l’enseignement développait l’intérêt éducatif des « colos », André Rosenbaum et Soraya Saït des Restos du Cœur, soulignaient l’importance de l’accompagnement et des aides pour les plus démunis.

 

Le député Régis Juanico a invité les élus à dépasser les clivages politiques pour soutenir la proposition de loi.

 

Photos : Patricia Deschamps et Alexia Lecointe

 

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